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Territoire et population

Territoire et population

(sources : DGCL, IAU Ile-de-France, INSEE)

  • Superficie : 12 012 km², soit 2,2 % du territoire métropolitain.
  • Espaces naturels agricoles et forestiers (mode d’occupation des sols 2008) : 78,8 % de la superficie totale de la région (l’habitat représente quant à lui 9,6 % du territoire francilien).
  • Circonscriptions administratives : 8 départements, 25 arrondissements, 317 cantons et 1 281 communes sur les 36 570 que compte la France métropolitaine au 1er janvier 2011.
  • Intercommunalité (au 1er janvier 2011) : 69 communautés de communes, 39 communautés d’agglomération et 4 syndicats d’agglomération nouvelle (les structures intercommunales regroupent 58,2 % de la population francilienne et 78,5 % des communes).
  • Population municipale (au 1er janvier 2008) : 11 659 260 habitants, soit 18,8 % de la population de France métropolitaine (62,1 millions d’habitants).
  • Densité de population (au 1er janvier 2008) : 971 habitants au km² (21 060 à Paris, 6 647 en petite couronne et 452 en grande couronne), la densité pour la France métropolitaine étant de 114 habitants au km².
  • Espérance de vie à la naissance (2008) : 79,1 années pour les hommes (73,7 en 1990) et 84,8 années pour les femmes (81,3 en 1990).

1 - La population de la région Ile-de-France au 1er janvier 2008

Population municipale (au 1er janvier 2008) : 11 659 260 habitants, soit 18,8 % de la population de France métropolitaine (62,1 millions d’habitants).

Par rapport à la période 1982-1999 la croissance démographique s'est accélérée dans la région comme sur le reste du territoire. En Ile-de-france, cette accélération est due à la fois à une augmentation de la croissance naturelle et à une diminution du déficit migratoire.

Pour la première fois depuis le milieu des années 50, malgré un rythme de croissance annuel relativement faible, la capitale regagne des habitants . Entre 1999 et 2006, Paris a gagné chaque année 75 habitants au km² alors qu'elle en avait perdu 28 par an entre les recensements de 1982 et 1999. La croissance démographique dans la capitale est entièrement due à l'excédent des naissances sur les décès. Même s'il diminue, le déficit du solde migratoire  reste plus élevé que dans le reste de la région. La capitale continue d'attirer les jeunes actifs qui s'en éloignent après avoir eu leurs premiers enfants. Les départs pourraient être désormais un peu plus tardifs qu'avant.

Au sein de la région, c'est en petite couronne (les départements limitrophes de Paris, Les Hauts-de-Seine, la Seine-saint-Denis et le Val-de-Marne, que la croissance démographique a connu la plus forte accélération par rapport aux décennies précédentes. La population a ainsi augmenté de 1% par an en moyenne entre 1999 et 2006 contre 0,2% entre 1982 et 1999. Le regain de dynamisme de la petite couronne est particulièrement fort dans la périphérie immédiate de Paris . Aux portes de la capitale, le gains de population et de densité sont très importants à Montrouge, Issy-les-Moulineaux, Aubertvilliers, Levallois-Perret, Saint-Maurice, Saint-Denis, Clichy, Saint-Mandé, Montreuil et Suresnes. On observe un développement similaire dans d'autres communes non limitrophe mais relativement proche de Paris : Courbevoie, Alfortville, Bondy, Bois-Colombes, Châtillon et Cachan.

En Grande couronne, le ralentissement de la croissance démographique se poursuit . Depuis 1999, la population a augmenté de 0,7% par an en moyenne contre 1,1% entre 1982 et 1999, et surtout quatre fois moins élevé que les 2,9% par an observé entre 1962 et 1982 . Les communes qui connaissent les gains les plus faibles, voire une décroissance, se situe notamment dans les Yvelines. Néanmoins, quelques communes ont vu leur population fortement augmenter, c'est le cas des communes rattachées à la ville nouvelle de Marne-la-vallée en Seine-et-Marne, ou des petites communautés de la vallée de l'Orge en Essonne.

2 - Une population jeune et féconde

La population francilienne est jeune : au 1er janvier 2006, les moins de 39 ans représentent en effet 56,3% de la population de la région (cette part est de 51,4% à l'échelle de la France Métropolitaine).

Les dynamiques démographiques de l'Ile-de-France sont caractéristiques d'une grande métropole. L'excédent des naissances sur les décès y est très important.

Entre 2001 et 2006, l'excédent des naissances a fait gagner 508 000 habitants à la région, soit 872 000 naissances pour 364 000 décés.

Par ailleurs, de nombreux jeunes de province viennent s'installer en Ile-de-France. En 5 ans, on compte 64 000 jeunes supplémentaire dans la catégorie des 18-24 ans. Ils viennent plus particulièrement habiter à Paris et dans les Hauts-de-Seine, des départements qui attirent les étudiants et les jeunes actifs en phase d'insertion professionel. Les migrations contribuent indirectement à la croissance naturelle de l'Ile-de-France. La région attire en effet proportionnellement plus de jeunes d'âge fécond : 36% des arrivants ont moins de 25 ans et 84% moins de 40 ans. En revanche les sortants sont plus âgés : 24% ont moins de 25 ans et 60% moins de 40 ans.

Certains adultes arrivés en Ile-de-France pour faire leur études ou trouver un emploi repartent ensuite avec leur famille pour raison professionnelle ou, entre autres, pour trouver un logement plus adapté à leurs besoins. Les familles sont en effet nombreuses à quitter la région : entre 2001 et 2006 pas moins de 731 000 personnes ont quitté la région contre seulement 350 000 arrivées.

La grande couronne reste la plus attractive de la région pour les couples avec enfants. La Seine-et-Marne et l'Essonne ont vu leur nombre de famille en augmentation. Les couples sans enfants s'installent davantage dans les Hauts-de-Seine qui sont le seul département où les arrivées de couples sans enfant sont plus nombreuses que les départs.

Enfin, les départs des retraités sont plus important que leurs arrivés (155 000 départs contre 23 000 entrées) mais cette tendance doit être relativiser. Cette catégorie de la population reste peu mobile. 1,7 million d'entre eux restent dans la région.

3 - Déclin de la classe ouvrière, montée de la part des cadres

La part des cadres dans la population francilienne a augmenté de 2,3 points entre 1999 et 2006. Elle atteint 12,9% en 2006. Elle augmente dans tous les départements, surtout à Paris (+3,8 points) et dans les Hauts-de-Seine (+3,6 points).

Paris reste le département français qui où converge le plus grand nombre de cadre (entre 2001 et 2006, 98 000 cadres sont venus s'y installer). Mais ils sont encore plus nombreux à la quitter : en terme de flux migratoires, pour 10 000 cadres, la capitale en perd 50 chaque année (ces cadres émigrent surtout dans les autres départements d'Ile-de-France dans le cadre d'un parcours résidentiel et familial). Le nombre de cadres parisiens reste soutenu par le transfert de nombreux étudiants venus faire leur étude vers des postes de cadres une fois leurs formations terminées.

 A contrario, la part des ouvriers passe de 9% en 1999 à 7,9% en 2006. La baisse est plus sensible en petite couronne : entre -1,2 et -1,5 point. Elle est due, en partie, au déclin de l'industrie. L'effet migratoire n'est pas déterminant dans cette baisse. Il s'agit plus d'un passage des ouvriers vers une autre catégorie socioprofessionnelle. Paris perd 409 ouvriers pour 10 000 ouvrier