Journée internationale contre les violences à l’égard des femmes du 25 novembre
Chaque année, en Ile-de-France, différentes manifestations sont organisées dans les départements, associant les chargées de mission départementales aux Droits des Femmes et à l’Egalité (DDCS), et les partenaires institutionnels et associatifs impliqués dans la lutte contre ces violences.
http://www.stop-violences-femmes.gouv.fr/
- 1 - Pourquoi le 25 novembre ? Qu’est-ce qui est fait en Ile-de-France à cette occasion ? De quelles violences parle-t-on ?
- 2 - Que sont les violences faites aux femmes ? Quelle ampleur en France, et en Ile-de-France ?
- 3 - Quelle est la politique de l’Etat contre les violences faites aux femmes ? Quelles sont les actions menées en Ile-de-France ?
- 4 - Ressources en lignes et contacts en Ile-de-France
2,5 jours : c’est la fréquence à laquelle une femme meurt sous les coups de son (ex) compagnon en moyenne par an.
20 % : c’est la part des homicides commis en France qui seraient dus à des violences conjugales.
75 000 : c’est le nombre de femmes victimes de viol chaque année.
Le 25 novembre est la « Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes » décidée par les Nations Unies, est célébrée chaque année en France.
Elle est l’occasion de réitérer l’engagement des pouvoirs publics pour combattre les violences faites aux femmes, sous toutes leurs formes.
Chaque année, en Ile-de-France, différentes manifestations sont organisées dans les départements, associant les chargées de mission départementales aux Droits des Femmes et à l’Egalité (DDCS), et les partenaires institutionnels et associatifs impliqués dans la lutte contre ces violences.
http://www.stop-violences-femmes.gouv.fr/
1 - Pourquoi le 25 novembre ?
Le 17 décembre 1999, par sa résolution 54/134, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 25 novembre « Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes » , en hommage aux sœurs Mirabal, militantes dominicaines qui furent brutalement assassinées sur les ordres du dictateur et chef de l’Etat, Rafaël Trujillo.
Dans son texte qui définit la « violence à l’égard des femmes comme tout acte portant un préjudice physique, sexuel ou psychologique, dans la sphère privée comme dans la sphère publique » , l’Assemblée générale des Nations-Unies exprime sa crainte que la violence à l’égard des femmes soit un frein à leur lutte pour l’égalité des chances dans les domaines juridique, social, politique et économique.
L’Assemblée générale des Nations Unies propose que cette journée soit consacrée à des activités destinées à sensibiliser l’opinion publique sur la question de la violence à l’égard des femmes.
Depuis, en France, cette célébration est marquée par un nombre croissant de manifestations, impulsées tant par le Ministère du Travail, de la Solidarité et de la Fonction Publique, que par le réseau déconcentré du Service des Droits des Femmes et à l’Egalité, ses partenaires institutionnels et les associations qui militent dans ce domaine. Cette journée est désormais une « journée nationale ».
Les événements marquants en région dans la semaine du 25 novembre 2011 en Ile-de-France :
* 16 novembre 2011 : session plénière de la commission départementale d’action contre les violences faites aux femmes en Essonne, présidée par le Préfet délégué à l’égalité des chances (M. Lambert), suivie d’une conférence de presse. Lieu : Préfecture de l’Essonne, Evry.
* 21 Novembre : 7ème rencontres Femmes du Monde en Seine-Saint-Denis contre les violences faites aux femmes, journée professionnelle, 9h-16h. Lieu : Bourse départementale du travail, Bobigny.
* 22 novembre : table-ronde sur « Le traitement médiatique des meurtres conjugaux : quelle responsabilité des médias dans la lutte contre la violence conjugale ? » organisée par le Relais de Sénart -18h-21h).
Inscriptions : antenne.senart@lerelais77.fr
* 25 novembre : signature d’un protocole sur la mise en œuvre de l’ordonnance de protection par le Président du TGI de Nanterre, le Président du Conseil Général et le Préfet des Hauts-de-Seine, ainsi que les partenaires institutionnels et associatifs. Lieu : Salon d’honneur de la Préfecture des Hauts de Seine, Nanterre.
* 25 novembre : colloque sur « La prise en charge des auteurs de violences faites aux femmes », organisé par l’ACJE, la DDCS 91 et le Conseil général de l’Essonne et l’ensemble des partenaires institutionnels et associatifs, 9h-17H. Lieu : Université d’Evry, amphithéâtre 300, Bat. Maupertuis. Inscriptions.
* Dimanche 27 novembre : « La Mirabal », course de 10 km et marche de 4 km pour l’égalité et contre les violences faites aux femmes, sur la base de loisirs de Créteil organisée par l’association Tremplin 94 en partenariat avec la chargée de mission départementale aux droits des femmes et à l’égalité (DDCS 94), la ville de Champigny, et le Conseil Général. Lieu : Parc de Tremblay, Champigny sur Marne.
Inscriptions et informations :
http://fr-fr.facebook.com/pages/la-Mirabal-2011/160209530738629?sk=wall&filter=12
2 - Que sont les violences faites aux femmes ? Quelle ampleur en France, et en Ile-de-France ?
« Tout acte de violence fondé sur l'appartenance au sexe féminin, causant ou susceptible de causer aux femmes des dommages ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, et comprenant la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée."
Déclaration des Nations Unies pour l’Elimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes -1993.
Malgré les avancées significatives en matière d’égalité entre les femmes et les hommes depuis les années 1970 notamment, les violences à leur encontre restent à la fois banales (une femme sur 10 déclare avoir subi des violences de la part de son conjoint chaque année , selon l’enquête Enveff 2003) et graves (une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son (ex) compagnon ).
Ces violences prennent différentes formes (les violences conjugales sont les plus fréquentes, mais il s’agit aussi des viols, des mutilations sexuelles féminines, des mariages forcés, des violences sexistes et sexuelles au travail…) concernent toutes les catégories socioprofessionnelles, les âges, les cultures et constituent une atteinte aux principes constitutionnels d’égalité entre les femmes et les hommes. Les femmes les plus jeunes (18-25 ans) sont cependant plus exposées.
* Les violences conjugales (menaces, chantage, séquestration, rapports sexuels non consentis, coups et blessures, tentatives de meurtre) concernent :
> 2 millions de femmes en France entre 18 et 59 ans ; environ 350 000 femmes en Ile-de-France, (source : Enveff 2003).
> 146 femmes décédées sous les coups de leur (ex) compagnon en 2010, dont 24 femmes pour la région Ile-de-France (source : Ministère de l’Intérieur, DAV 2010).
> Dans plus de 40% des cas, des faits antérieurs avaient été signalés aux services de police et/ou de gendarmerie. La principale motivation est la non acceptation de la séparation (dans plus de 82% des cas, c’est une dispute ou une séparation qui est à l’origine de ce passage à l’acte). 6 enfants sont décédés en même temps que leur mère.
> En comptant les suicides des agresseurs et des victimes, le total est de 460 décès liés aux violences conjugales en France (selon une étude européenne de la société Psytel, 2010).
> Moins de 10% de ces violences sont déclarées à la police ou gendarmerie. Ce qui signifie que 90% des situations restent impunies.
> L’estimation du coût des violences au sein du couple est de 2,5 Md d’euros (Selon une étude du Ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement / CRESGE Recherche et études Politiques sociales, santé et habitat 2006 ) .
* Les viols et agressions sexuelles (exhibitionnisme, avances sexuelles, insultes à caractère sexuel, attouchements, tentative de viol, viol)
> 16% des femmes déclarent avoir été victimes de tentatives de viol (9,1%) ou de viol (6,8%) au cours de leur vie (Enquête Contexte de Sexualité en France, 2006).
> 1 avortement sur quatre serait lié à un viol ou une agression sexuelle (mémoire universitaire 2009, DU victimologie, C. Sarafis).
> Moins de 10% des actes de violences sexuelles hors ménage ont été suivies de plainte en 2007-8, et moins de 8% pour des actes de violences sexuelles dans le ménage (selon l’enquête INHES/OND 2009).
> Les viols par un inconnu ne représentent qu’un quart du total. Dans les trois quarts des cas, l’agresseur est connu de la victime.
> Selon l’Eurobaromètre, 50% des viols subis par des femmes sont des viols conjugaux, dans 2/3 des cas, ceux-ci sont répétés, 5% des victimes ont fait des démarches pour s’en sortir, plus des 2/3 n’en ont pas parlé.
* Les mutilations sexuelles féminines
> 53 000 femmes adultes seraient excisées
en France (enquête INED 2007)
Le phénomène est en fort recul mais n'a pas totalement disparu : 11 % des femmes excisées feraient à leur tour exciser leurs filles, dont 3 % sur le sol français.
* Les mariages forcés
> La population potentiellement menacée est évaluée à 70 000 jeunes, en majorité en Ile-de-France.
> Les femmes immigrées ayant entre 51 et 60 ans en 2008 sont 9 % à s’être mariées ainsi contre leur gré lors de leur première union. La fréquence est en diminution chez les immigrées plus jeunes (2 % pour les 26-30 ans) et chez les filles d’immigrés (1 % des 26-30 ans). Enquête INED 2011.
* Les violences sexistes et sexuelles au travail
> 17% des femmes (1 femme sur 6) se plaignent de pressions psychologiques au travail, 8,5% d’agressions verbales (selon l’enquête Enveff 2003).
> 2 % des femmes dénoncent des agressions (attouchements, tentatives de viol et viol) et du harcèlement d’ordre sexuel (avances, attouchements, exhibitionnisme...) selon l’enquête ENVEFF 2000.
> 32% des femmes ont été victimes d’une violence sexiste ou sexuelle dans le cadre de leur travail au cours de leur vie; 0,4% sont victimes d’attouchements sexuels et 0,6 % sont victimes de viol (selon une enquête réalisée par l’AMET en Seine Saint Denis, 2008)
3 - Quelle est la politique de l’Etat contre les violences faites aux femmes ? Quelles sont les actions menées en Ile-de-France ?
Si les violences faites aux femmes ont longtemps bénéficié d’une certaine tolérance sociale, elles mobilisent de plus en plus les pouvoirs publics et la société civile.
Cette année, le gouvernement français a déclaré les violences faites aux femmes « Grande cause nationale » , encourageant à prendre en compte toutes les formes de violence subies par les femmes du fait de leur sexe : au sein du couple, dans l’espace public ou au travail, ainsi que les violences coutumières
> Un plan d’action interministériel pour lutter contre ces violences…
Le troisième plan triennal de lutte contre les violences faites aux femmes 2011-2013, prévoit de renforcer les actions pour combattre toutes les formes violences à l’encontre des femmes, au sein du couple, mais également les viols /agressions sexuelles, les violences au travail, les violences spécifiques (mutilations sexuelles féminines, mariages forcés), la prostitution…
Pour retrouver le plan national complet : www.stop-violences-femmes.gouv.fr
> Une loi porteuse d’avancées …..
En juillet 2010, une nouvelle loi a été adoptée à l’unanimité par l’Assemblée Nationale. Visant à renforcer le dispositif de prévention et de protection des femmes victimes de violences conjugales, elle reconnaît le délit de violence psychologique et le délit de contrainte au mariage forcé. Les auteurs de violences conjugales peuvent faire l’objet d’une mesure d’éloignement contrôlée par un bracelet électronique tandis que les victimes peuvent bénéficier d’une « ordonnance de protection » indépendamment de la procédure du dépôt de plainte.
> Des campagnes de communication
En 2010, elle est axée sur l’impact des violences sur les enfants.  
> En Ile-de-France…
La politique de lutte contre les violences faites aux femmes s’appuie sur les « commissions départementales d’action contre les violences faites aux femmes » (désormais intégrée comme formation spécialisée au Conseil Départemental de prévention de la Délinquance, d’Aide aux victimes et de lutte contre les violences faites aux femmes). Elles réunissent, le plus souvent sous l’autorité du Préfet de département, et avec le soutien technique de la Déléguée régionale et des chargées de mission départementales aux droits des femmes et à l’égalité, l’ensemble des partenaires concernés par ces questions : les services de l’Etat, les collectivités territoriales, les associations de lutte contre les violences faites aux femmes, les organismes sociaux etc.. pour agir contre les violences masculines à l’encontre des femmes. Chaque année un plan d’action est réalisé et évalué ; et tout au long de l’année, des sous commissions thématiques, chacune sous l’autorité des instances de l’Etat directement concernées par l’approche spécifique (police, justice, travail, éducation nationale, etc ) se réunissent pour assurer sa mise en œuvre.
Ainsi sont impulsées dans les départements franciliens :
- des actions d’information , telles que la conception de brochures, de dépliants et d’affiches (notamment les plaquettes « AGIR face aux violences conjugales », « AGIR face aux violences sexistes et sexuelles au travail », et « AGIR après un viol et une agression sexuelle », « AGIR contre les mutilations sexuelles féminines » comprenant des réflexes pour les victimes et les contacts utiles dans chaque département) ;
- des actions pour conforter les dispositifs d’accompagnement des victimes (soutien aux associations spécialisées, proposant accueil, écoute et suivi juridique, socioprofessionnel, voire psychologique aux victimes).
- des sessions de formation proposées aux professionnels (policiers, gendarmes, travailleurs sociaux, professionnels de santé) ;
- des actions de prévention des comportements et violences sexistes auprès des jeunes (Signature d’une Convention régionale pour l’égalité filles-garçons dans le système scolaire, 2009-2011).
4 - Ressources en lignes et contacts en Ile-de-France
Numéro gratuit
national destiné aux victimes ou témoins de violences notamment conjugales.
39 19
Ouvert du lundi au samedi de 8h à 22h, les jours fériés de 10h à 20h.
http://www.solidaritefemmes.org/
Le site internet du Gouvernement dédié aux violences faites aux femmes :
http://stop-violences-femmes.gouv.fr/
Le site du Collectif associatif de la Grande Cause Nationale 2010 :
http://www.violencesfaitesauxfemmes.com/
Le site du Service des droits des femmes et de l’égalité :
http://www.travail-solidarite.gouv.fr/espaces/femmes-egalite/
Le site du Ministère de la Cohésion sociale et des Solidarités sur l’égalité entre les femmes et les hommes :
http://www.femmes-égalité.gouv.fr
Des associations peuvent vous écouter, vous aider et vous conseiller
en ile-de-france :
Pour des informations, une écoute et des conseils après un viol ou une agression sexuelle :
> Viols Femmes Informations
: 0800 05 95 95.
> Collectif féministe contre le viol : 01 45 82 73 00
Pour des informations et conseils face à des violences au travail
AVFT
Association contre les Violences Faites aux Femmes au Travail
Permanence téléphonique : 01 45 84 24 24 (lundi au vendredi, 9h30 à 15h00)
http://www.avft.org/
Pour des informations juridiques :
CNIDFF
Centre National d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles.
Pour vous orienter vers un centre près de chez vous. http://www.infofemmes.com/
Pour des informations et conseils sur la sexualité :
>Permanence régionale téléphonique d'information IVG région Ile-de-France :
Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF)
Tel 01 47 00 18 66
Du lundi au vendredi de 12h à 19h
>"Ecoute Sexualité Contraception Avortement" en Ile-de-France.
Tel 0 800 803 803
Numéro vert gratuit (depuis un poste fixe) et anonyme : du lundi au vendredi de 9h30 à 19h30 et le samedi de 9h30 à 12h30.
Pour des informations et conseils face aux mariages forcés et/ou mutilations sexuelles féminines.
> Fédération Nationale GAMS -Groupe de femmes pour l'abolition des mutilations sexuelles
et autres pratiques affectant la santé des femmes et des enfants, notamment les mariages forcés.
http://www.federationgams.org/
>Voix de femmes
– (lutte contre les mariages forcés et crimes d’honneur)
http://www.association-voixdefemmes.fr/
Tel : 01 30 31 55 76


